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Le cri (seconde partie et fin) On a fumé et il est parti sans rien me dire d’autre. Que pouvais-je faire ? Sa confidence ne m’encourageait pas pour autant à le questionner directement, car, sans savoir exactement pourquoi, je devinais que ce serait maladroit et qu’il se renfermerait sur lui-même. Il ne me restait qu’à attendre qu’il m’en dise plus.
Le cri (première partie) J’eus tous les soirs, sous ma fenêtre, un homme âgé, en guenilles, titubant, hirsute, et illuminé d’absinthe (ça se voyait au fait qu’il rayonnait dans la pénombre) qui criait un mot que je mis plusieurs mois à comprendre. Les premiers jours, ou plutôt, les premiers soirs, j’entendis « ahyiaaaa », puis « mayiaaaa » puis je m’habituai à ce hululement vespéral et quotidien et finis par ne plus y prêter qu’une attention distraite.
COULEURS / COLORS Deux petits poèmes au fil de l'eau, comme un pastel, en quelque sorte.
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